Liège a retrouvé le goût d’entreprendre

Publié : lundi 10 septembre 2018

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Ce jeudi 13 septembre se déroulera à Liège le fameux salon Talentum. L’occasion de prendre le pouls du tissu entrepreneurial de la Cité ardente, où les entreprises emblématiques ne manquent pas.

Depuis quatre ans, le nombre de demandeurs d’emploi en Wallonie ne fait que diminuer. Une bonne nouvelle qui s’accompagne d’une offre toujours plus importante, notamment grâce à la bonne santé de nos sociétés, mais aussi au nombre croissant d’entreprises qui se développent au sud du pays. Une Wallonie en forme, donc. Et à Liège?

À Liège, l’emploi est mis à l’honneur par plusieurs entreprises florissantes, en pleine éclosion et parfois historiques. Certaines d’entre elles ont répondu «présent!» au salon Talentum de Liège cette semaine. L’occasion de faire un tour d’horizon de la région.

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L’offre supérieure à la demande

La première bonne nouvelle, c’est que de nombreuses entreprises qui se sont développées à Liège… restent à Liège. EVS est un exemple emblématique, en pur produit liégeois très spécialisé, qui se développe au-delà des frontières belges, mais qui reste sur ses terres natales. Il y a, évidemment, des arguments pratiques et historiques, mais pas seulement. Depuis 2016, la Belgique s’est alignée sur l’OCDE et a mis en place ce qu’on appelle l’«innovation box». Une forme de déduction fiscale sur les profits générés par des revenus liés à l’innovation, en Belgique. Un bel avantage qui encourage donc les entreprises belges à rester dans le pays.

En tant qu’entreprise ultra évolutive, EVS investit pas moins de 25 millions d’euros dans la recherche et le développement, chaque année. Une première bonne nouvelle pour l’emploi liégeois, donc: l’entreprise de systèmes vidéo mondialement reconnue compte rester à la maison. Oui, mais, comme l’explique Pierre Matelart, Head of Human Resources chez EVS, les profils spécifiques qu’il recherche sont de plus en plus difficiles à trouver en terres ardentes. «Il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. Un grand nombre de postes sont ouverts dans le secteur de l’IT et, malheureusement, il n’y pas toujours assez d’étudiants qui choisissent ce type de filière à l’école», regrette-t-il.

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Et pour contrer ce constat, EVS crée d’importants ponts de collaborations avec les différentes écoles de la région. «D’une manière générale, il y a un niveau de qualité dans les écoles wallonnes qui est assez bon. C’est pour ça qu’on investit du temps dans ce type de partenariats. Notre objectif est alors d’engager les étudiants en fin de cycle au terme de leur stage, qu’il s’agisse de profils Master ou Bachelier en informatique», ajoute Pierre Matelart.

L’emploi des jeunes

Les dernières statistiques du Forem sont pourtant interpellantes: le taux de chômage est plus important à Liège que pour l’ensemble de la Wallonie. Les chiffres sont par contre encourageants pour toute la Belgique, puisque le pays compte environ 346.000 chômeurs, un niveau plancher depuis le début des années 80.

Et, du côté d’entreprises telles que Van Marcke, on ne se plaint pas de l’emploi liégeois, au contraire. Chadia Nafia, Talent Acquisition Officer de l’entreprise flamande, s’intéresse aux profils liégeois, principalement pour des postes de commerciaux. «Il y a clairement du potentiel d’emploi du côté liégeois. C’est une région où on n’a jamais eu de difficulté à engager, parce que les candidats correspondent aux profils qu’on recherche. Nous avons essentiellement besoin de vendeurs, donc on ne se base pas uniquement sur le CV, c’est plutôt le profil qui arrive, qui ose, qui montre qu’il a envie d’apprendre, qui manifeste un bon intérêt pour le métier. Et ça, à Liège, ça ne manque pas!»

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Alors, comment expliquer la situation du chômage liégeois? Les métiers dits «critiques» ou «en pénurie» sont devenus un des chevaux de bataille du gouvernement wallon, et de son ministre de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet (qui sera, soit dit en passant, en visite du salon Talentum ce jeudi 13 septembre dans l’après-midi). Pousser les jeunes à choisir les bonnes formations, c’est bien. Mais du côté des entreprises, on pense qu’un autre élément est à prendre en considération.

EVS  pointe la question des attentes des jeunes candidats. Pierre Matelart, Head of Human Resources, parle d’une génération X et Y qui redéfinit le système des ressources humaines tel que nous le connaissions jusqu’ici. «Aujourd’hui, les candidats demandent de plus en plus de flexibilité. Nous travaillons avec un public qui a plus d’attentes: ils veulent tout de suite savoir s’ils auront un plan de carrière, quelle évolution leur sera possible, avec quelles technologies ils vont travailler… Ils ne vont pas nécessairement mettre le salaire en premier, mais plutôt les conditions de travail et les avantages. Et puis, en ce qui concerne la formation, ils ont soif d’apprendre et de rencontrer des gens en permanence. Ils attendent de nous qu’on favorise la mobilité interne.» Des exigences auxquelles EVS s’applique à répondre en permanence. «On est dans le haut du panier en termes de confort et d’encadrement RH», assure Pierre Matelart.

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