Mon premier emploi: David Michels (Directeur du théâtre des galeries)

Bart De Wever, Elio Di Rupo ou encore Monseigneur Léonard : voici quelques-uns des personnages que David Michels met en scène dans la Revue 2011 qui se jouera jusque fin janvier au Théâtre des Galerie. C'est en 86 que l'actuel directeur est arrivé aux Galeries comme machiniste. Un job étudiant qu'il n'a finalement jamais quitté.

Mon premier emploi

C'est vraiment un hasard qui m'a mené au théâtre des Galeries. Je commençais des études de journalisme à  l'International Press Center, très désireux de suivre les traces de mon papa, Julien Michels, qui a été journaliste au Soir et qui nous a quittés beaucoup trop tôt. Comme je vivais déjà  de manière autonome, à  18 ans, j'étais à  la recherche de jobs pour payer mes études et mon appartement. Aux Galeries, on m'a proposé un premier boulot de machiniste, qui consistait à  décharger les décors des camions. Cela me convenait parfaitement, j'étais très libre et les horaires étaient flexibles.

Je crois que j'ai occupé toutes les fonctions aux Galeries, de machiniste à  concierge, en passant par ouvreur, accessoiriste ou encore couturier. J'étais là  comme chez moi et dès qu'il y avait un absent, on m'appelait. Avec le temps, Jean-Pierre Rey, le directeur de l'époque et fondateur du théâtre, m'avait repéré et quand j'ai annoncé à  la fin de mes études que j'allais chercher un emploi, il a proposé de m'engager comme régisseur. Finalement je n'ai jamais fait de journalisme de ma vie et je n'ai pas de regrets.

Mon premier salaire

J'ai retrouvé mon premier contrat dans un tiroir : il mentionnait 158 FB (4 euros) de l'heure. Je me rappelle de ma paye dans des enveloppes vertes Securex. Parfois je tirais le diable par la queue, mais comme les jobs s'enchaînaient, je retombais toujours sur mes pattes.

Mes premiers acquis professionnels

Le fait d'avoir occupé tous les postes m'a donné une connaissance assez pratique de ce théâtre : je ne suis spécialiste en rien, mais je m'y connais en tout. Jean-Pierre Rey m'a fait monter sur les planches, comme acteur où je ne brille guère, et m'a permis aussi de m'essayer à  la mise en scène, ce qui me ravit. Et quand il m'a demandé de reprendre les commandes du théâtre en 98, je me suis senti de taille pour relever le défi et je pense que j'avais une certaine légitimité et le respect de mes collaborateurs car je connais leur métier et je les respecte moi aussi.

Ma fin de carrière rêvée

J'espère juste partir à  temps, avoir la lucidité de m'arrêter quand il le faudra, ne pas faire l'année, le spectacle de trop.

Mes conseils aux plus jeunes

Ne jamais oublier que tout est possible. Avoir de la persévérance et du courage. Travailler énormément. Se dire que rien n'est jamais acquis et rester humble.

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