Nouvelle prime : 16.000 euros pour engager des Bruxellois

Publié : mercredi 28 février 2018 Par

Si le chômage est en baisse en Région bruxelloise depuis plus de 3 ans, certains publics restent fragilisés. Il s’agit des jeunes infra qualifiés, des chercheurs d’emploi de longue durée et âgés mais aussi des personnes qui sont victimes d’une faillite, d’un licenciement collectif ou d’une restructuration. Afin de leur permettre de retrouver un chemin vers l’emploi, la Région bruxelloise a lancé des nouvelles mesures d’aide à l’emploi baptisées activa.brussels en octobre 2017. Liesbeth Driesen, directrice des services aux employeurs chez Actiris, revient sur les premiers mois de ces mesures : « Ces nouvelles aides sont très pertinentes. Si le chômage est en baisse depuis 39 mois d’affilée, il reste encore trop élevé. Il est donc important de poursuivre les efforts dans la lutte contre le chômage et d’inciter les employeurs à engager des Bruxellois. »

brusselsjob

Cette mesure consiste en une aide financière directe proposée à l’employeur. « En pratique, un employeur reçoit pendant 30 mois un certain montant pour réduire ses coûts salariaux lors de l’engagement d’un nouveau collaborateur » , explique Liesbeth Driesen. « 350 euros les six premiers mois, 800 euros les 12 suivants et à nouveau 350 euros les 12 derniers mois. Cette répartition dans le temps est pensée pour favoriser une mise à l’emploi durable » , insiste-elle.

Administration réduite

Pour l’engagement de travailleurs à aptitude réduite, le montant est encore plus élevé : 23.400 € au total. Il est réparti sur 36 mois comme suit : 750 euros par mois durant les 12 premiers mois et puis 600 euros pour les 24 mois suivants. Le montant de l’allocation est adapté proportionnellement en cas de temps partiel.

L’un des objectifs d’activa.brussels est de simplifier les démarches administratives pour obtenir une aide. « Aujourd’hui, c’est beaucoup plus simple puisqu’il s’agit du même montant pour chaque demandeur d’emploi. Avant, une trentaine de cartes Activa existaient. De plus, à présent, davantage de demandeurs d’emploi sont éligibles à ces aides. Un plus grand nombre de candidats pourront donc répondre aux attentes des employeurs », précise Liesbeth Driesen.

Tous les Bruxellois qui sont demandeurs d’emploi depuis un an ou plus peuvent en bénéficier. Bon à savoir, ceux qui ont suivi un stage ou une formation professionnalisante y ont directement droit. Un stagiaire pourra donc dire le lendemain de la fin de son stage : « Engagez-moi et vous aurez une prime de plusieurs milliers d’euros » . « Les employeurs trouvent cet aspect très intéressant. Avant, les candidats devaient attendre 12 mois de chômage. Une perte de temps pour tout le monde » , explique-t-elle.

Cette aide n’est pas uniquement réservée aux entreprises de la capitale. Les employeurs wallons et flamands peuvent également en profiter. Ces derniers ont un avantage supplémentaire. Ils peuvent la cumuler avec les réductions de cotisations sociales en vigueur en Région flamande. « Les employeurs flamands ont donc tout intérêt à engager des Bruxellois. De plus, actuellement, la Flandre fait face à une pénurie de candidats. Si les limites régionales s’arrêtent entre Laeken et Grimbergen, le marché de l’emploi n’a pas de frontière » , souligne-t-elle. La mesure a donc aussi pour ambition de favoriser la mobilité interrégionale.

Dernière nouveauté : l’aide à la formation. Les employeurs qui forment leur personnel peuvent obtenir une aide financière supplémentaire pouvant s’élever jusqu’à 5.000 euros. Pour l’obtenir, le travailleur doit être engagé à temps plein et pour une durée indéterminée.

 

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