Peut-on réussir sans diplôme ?

Rédigé par: Virginie Strassen
Date de publication: 4 janv. 2024

Certes, le succès passe presque toujours par un diplôme, mais ce n’est pas le seul moyen d’arriver à ses fins. Pour cela, une bonne dose de cran et d’autodiscipline s’impose…

REUSSIR SANS DIPLOME

Ne nous voilons pas la face : réussir sans diplôme constitue un véritable challenge. D’autant plus que la concurrence des jeunes diplômés sur le marché de l’emploi se fait de plus en plus âpre. Certes, de nombreux génies étaient de véritables cancres à l’école (on pense notamment à Einstein, Edison, Flaubert, Malraux, Spielberg, Steve Jobs ou encore Winston Churchill), mais ces personnages constituent encore, à l’heure actuelle, des exceptions.

En effet, seuls quelques cancres arrivent à tirer leur épingle du jeu et à devenir des maîtres dans leur domaine d’activité... D’un autre côté, nombre de non-universitaires caracolent à la tête de multinationales, ou créent des concepts innovants. Cela prouve que certains autodidactes mènent des carrières brillantes en dépit de leur parcours scolaire chaotique.

Créativité, expérience et opportunisme

Les autodidactes sont réputés créatifs, et doivent saisir les opportunités qui se présentent à eux pour réussir. Leurs études peuvent parfois être remplacées par des expériences professionnelles ou de petites formations (par exemple en langue). Mais les non-diplômés devront toujours travailler dur, se montrer audacieux et plein d’initiatives pour se distinguer.

Thierry, 47 ans, témoigne : «Je n’ai pas terminé mes études secondaires, au grand dam de mes parents. Après plusieurs échecs consécutifs, ils m’ont poussé à aller travailler. J’ai alors enchaîné les petits boulots comme déménageur, barman, vendeur… En parallèle, je m’étais toujours intéressé à l’informatique, et j’ai un jour déniché un petit emploi dans une PME grâce à ces compétences. Peu à peu, j’y ai fait mes preuves et j’ai grimpé les échelons, jusqu’à devenir CEO. Aujourd’hui, on peut dire que j’ai mieux réussi ma carrière que mes frères et sœurs, pourtant universitaires… »  

Concrètement, il est donc possible de réussir sans diplôme, mais cela exige plus de travail, un bon carnet d’adresses, de l’intelligence et de la chance. Il y a donc lieu de réfléchir avant de refermer ses cahiers, d’autant plus qu’il est prouvé que le niveau d’études demeure un prédicteur crédible de la réussite professionnelle pour le commun des mortels.

Les métiers du web

Pour les autodidactes, l’arrivée d’Internet a ouvert la porte à de nombreuses opportunités. En effet, les possibilités dans le domaine du digital sont infinies. Il suffit pour cela d’une bonne dose de discipline personnelle, de créativité et de ténacité. On pense ici à tous ceux qui ont créé leur propre chaîne YouTube avant de la monétiser, ou encore à ceux qui ont lancé leur blog ou démarré de la vente en ligne. L’emailing est lui aussi en pleine expansion : il s’agit de trouver des fournisseurs d’adresses mails avant de revendre ces bases de données à des partenaires qui diffuseront leurs produits à travers ce canal publicitaire. Le propriétaire est ensuite rémunéré pour chaque envoi.

Toutefois, ces métiers du web sont très exigeants : il faut s’informer en tout temps, et sans cesse surfer sur les tendances du moment. Ceux qui ont réussi ont souvent travaillé sans compter leurs heures. La réussite est à ce prix.

D’une manière plus générale, le spectacle, l’édition et les médias connaissent beaucoup de parcours d’autodidactes. Dans ce type de secteur, c’est en effet plus le talent qui compte qu’un quelconque diplôme.

Et pourquoi ne pas monter son entreprise ?

De nombreux sites web dévoilent désormais les étapes importantes pour réussir à entreprendre en sortant du système éducatif. Il existe en parallèle des formations et cours payants pour apprendre à monter sa propre entreprise. Il s’agit d’un investissement en temps et en argent, mais qui peut rapporter gros à long terme.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’importance du cercle social pour lancer son projet. La présence d’un mentor expérimenté est en effet une ressource précieuse qu’il y a lieu de ne pas minimiser !

Le saviez-vous ?

  • Selon l’INSEE, 11,7 % des entrepreneurs en France n’ont pas de diplôme. Par exemple Alain Afflelou ou Jacques Dessange, pour ne citer qu’eux.
  • Aux Etats-Unis, mentionnons Diane Hendricks, qui a repris l'entreprise ABC Supply après le décès de son mari. Une petite société familiale qui pèse désormais plus de 10 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Et n’oublions pas la célèbre présentatrice télé Oprah Winfrey.
  • En France, la célèbre journaliste d’investigation Élise Lucet n’a aucun diplôme en journalisme ni aucun diplôme du supérieur.
  • Mary Higgins Clark, la plus célèbre auteure de polars derrière Agatha Christie, est elle aussi autodidacte.