Plus de 10.000 emplois PME perdus depuis janvier

La liste des mauvaises nouvelles s’allonge pour l’économie belge.

Il y a peu, nous vous annoncions que la Belgique avait connu un nombre record de faillites au cours du mois précédent : le mois de juillet était le plus mauvais mois depuis le début du siècle. Par ailleurs, en juin, le taux de chômage avait renoué avec ses niveaux records de la dernière décennie (il avait atteint 8,7% de la population active). Et, même si l’on avait affirmé que la Wallonie entrevoyait des perspectives de reprise économique, les experts tempéraient : l’heure ne devait pas être au triomphalisme, de nombreux défis nous attendent encore.  

C’est aussi ce que vient de confirmer la dernière enquête de l’Indice Emploi de SD Worx. L’organisme constate que, depuis début 2013, 10.000 emplois ont déjà été perdus dans le PME.

En Belgique, 59% des employés du secteur privé sont engagés par une PME, ce qui représente plus de 1,6 million de travailleurs. Les PME sont donc un élément fondamental du paysage économique belge. Or, les PME ont enregistré des pertes d’emploi durant six semestres d’affilée, affirme SD Worx.

Année

Croissance nette d’emploi dans les PME

2006

+3,26%

2007

+2,79%

2008

+1,49%

2009

+0,3%

2010

+1,9%

2011

+2,0%

2012

-0,7%

2013 : premier trimestre

-0,4%

2013 : deuxième trimestre

-0,24%

2013 : total

-0,64%

Ce tableau montre que les PME ont perdu presque autant d’emplois en deux trimestres en 2013, que durant toute l’année 2012.

Les PME les plus touchées sont les petites structures de maximum 20 travailleurs, a fortiori dans le secteur industriel, dans les domaines tels que le textile, la chimie ou la fabrication de matières et de produits pharmaceutiques. En Wallonie, les PME actives dans l’horeca, la construction et le transport font également pale figure.

La croissance du secteur quaternaire (les services comme l’aide sociale, les soins de santé et l’enseignement) ne suffit pas à compenser les pertes d’emploi dans les PME industrielles.

Enfin, les jeunes travailleurs de moins de 25 ans sont en ligne de front de ces pertes d’emploi. Nouveau phénomène : les travailleurs avec une plus grande ancienneté (de 3 à 4 ans, soit juste avant la crise) sont également touchés.

 

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