Pour que la croissance de l’entreprise ne soit pas un frein

Publié : vendredi 3 février 2017 Par

Outre le développement d’un produit, être le patron d’une entreprise impose des contraintes non négligeables en termes de gestion de personnel. Au point, parfois, d’arriver à la situation paradoxale où une trop forte croissance met en danger la pérennité de l’entreprise. Pour s’en sortir, certaines PME n’hésitent plus à faire appel à de la consultance.

> Voir aussi : La consultance, un accélérateur de carrière

Thomas Doneux est aujourd’hui un entrepreneur heureux. Basé dans la région de Spa, son service de traiteur, créé en 2010, marche bien. Après avoir débuté seul comme indépendant complémentaire, ce Liégeois se lance à plein temps deux ans plus tard. Les commandes se multiplient au point de devoir viser plus grand et déménager. Aujourd’hui, son service de traiteur compte seize travailleurs.

Un joli parcours a priori. Pourtant, tout n’a pas toujours été aussi facile qu’il n’y paraît. Car si le manque de clients est la bête noire d’un entrepreneur, la surcharge de travail peut, paradoxalement, l’être aussi. « La croissance était très forte et j’ai été dépassé. Chaque année, je doublais mon chiffre d’affaires, explique le traiteur.J’avais peur de perdre des marchés ; du coup, je répondais à chaque demande » , continue Thomas Doneux.

> Egalement : « Les PME, un quart de nos clients »

Pour y parvenir, le chef d’entreprise engage à tour de bras. D’abord une petite dizaine de personnes pour se retrouver, jusqu’à il y a encore quelques mois, avec 26 travailleurs sous sa responsabilité. Mais c’est alors que les ennuis commencent pour ce diplômé de l’horeca pas vraiment préparé à gérer une telle équipe. « Ça m’est tombé dessus, je n’avais jamais géré du personnel. Il n’y avait pas de réelle structure. La moindre interrogation de mes employés, même la plus simple, passait par moi », continue Thomas Doneux, qui devint vite débordé. « On a grandi trop vite», concède le traiteur.

Pour s’en sortir, le traiteur fait appel à une boîte de conseil. « Je n’étais même pas certain qu’une structure comme la mienne avait accès à ce genre de service. Je craignais être trop petit », explique le chef d’entreprise. Une démarche qui ne fut d’ailleurs pas spécialement simple. « En réalité, je connaissais le responsable de la société. Je lui ai parlé de mes problèmes et il m’a proposé de faire suivre mon entreprise par un de ses associés. Mais j’ignore si je l’aurais fait sans le connaître. Ce n’est pas simple de laisser quelqu’un s’immiscer dans votre entreprise », continue Thomas Doneux.

> Voir aussi : Combien gagne-t-on dans la Consultance ?

Moins nombreux mais plus efficaces

Le suivi est d’abord régulier. Un responsable de l’entreprise de conseil vient toutes les deux semaines, parfois plus, car le travail est conséquent, comme l’explique le traiteur. « On a réorganisé toute la structure et mis en place une hiérarchie efficace où tout ne dépend plus forcément de moi. »

D’autres points que ceux purement liés à la gestion sont également abordés. « J’ai appris à être beaucoup plus calme et gérer plus sereinement les imprévus. Autrefois, lorsqu’un ouvrier tombait malade, c’était une catastrophe pour moi. Aujourd’hui, je prends différemment les choses, avec beaucoup plus de recul », explique encore le traiteur.

Désormais donc, Thomas Doneux a réduit son effectif à une quinzaine de travailleurs et a retrouvé un fonctionnement idéal pour sa PME. Toutefois, il a prolongé le suivi de son entreprise par la société de consultance. « On ne se voit plus qu’une fois par mois. Je ne compte pas arrêter car un suivi régulier est important pour moi. » En revanche, Thomas Doneux n’a plus la vocation d’augmenter ses troupes. « Quinze travailleurs est le maximum que je ne dépasserai plus. Cela ne sert à rien de vouloir à tout prix croître. On peut être très efficace sans toujours chercher à augmenter ses effectifs », conclut le traiteur.

> Envie d'un nouveau Challenge? Découvrez nos 1600 offres d'emploi en 2017 !

Retour à la liste