Pourquoi les travailleurs de plus de 60 ans continuent de travailler

En Belgique, sous certaines conditions, vous pouvez continuer de travailler après l’âge légal de la pension. Certains travailleurs font ce choix. Elizabeth Fideler, chercheuse au Sloan Center on Aging & Work (Boston) s’est penchée sur les raisons qui motivaient les femmes et les hommes à  poursuivre leur carrière et à  renoncer au farniente de la retraite. Elle a examiné un échantillon de 155 personnes de plus de 60 ans, travaillant à temps plein ou à mi-temps. Elle a rencontré de nombreux octogénaires toujours actifs.

La peur du vide

De nombreux travailleurs poursuivraient leur parcours professionnel de peur de ce qui arriverait s’ils arrêtaient. Ils se demandent ce qu’ils feraient de leur temps libre et comment ils se définiraient sans leur travail.

La satisfaction et la signification

La première raison qui pousserait les travailleurs à  continuer serait toutefois la satisfaction procurée par leur travail, ainsi que le sens qu’ils y trouvent (ce qui rejoint finalement la peur de perdre ce sens une fois retraité). L’argent serait très secondaire. Les travailleurs attachent également beaucoup d’importance au fait d’exploiter leurs compétences et leur savoir et de se former constamment.

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Des sens très différents

Les travailleurs définissent différemment le « sens » qu’ils désirent donner à  leur travail. Un PDG d’entreprise éprouvera par exemple de la fierté à étendre son entreprise et à faire fructifier son business.
Les travailleurs sociaux ressentiront davantage de satisfaction dans le fait d’aider des personnes désavantagées.

Des différences entre hommes et femmes

Si les femmes identifient aussi la satisfaction et la signification comme des facteurs déterminants dans leur désir de poursuivre leur carrière, des différences sont à noter. Les femmes attachent plus d’importance que les hommes aux collègues et aux amis, fondamentaux pour définir leur satisfaction au travail. Par ailleurs, elles estimeraient l’argent plus important que les hommes. Elles se préoccuperaient davantage de l’épargne, des investissements et des revenus. Cela s’expliquerait par le fait que la situation financière des femmes serait plus serrée que celle des hommes. À compétences égales, leur salaire – et donc leur pension – est généralement plus bas.

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Des caméléons

Parmi ces travailleurs acharnés, nombreux sont ceux qui s’essaient à plusieurs métiers différents. L’auteure cite l’exemple d’un chef administratif d’un hôpital qui s’est lancé dans la préservation de monuments historiques sous la direction de son épouse. Des avocats ont quitté le barreau pour les salles de classe. Des travailleurs d’autres secteurs se sont aussi orientés vers l’enseignement de leur métier, pour continuer à  travailler dans le domaine à  un rythme décéléré.

Des mentors

Certains aiment également enseigner sur le terrain. Des travailleurs ont ainsi déclaré vouloir continuer à travailler pour le plaisir de chapeauter des plus jeunes et de transmettre le flambeau. Épanouis dans leur travail, ils désirent rendre la pareille et pensent pouvoir le faire en guidant des jeunes travailleurs dans leurs premiers pas vers une carrière qu’ils espèrent aussi longue que la leur.

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Source: jobs.aol.com

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