Près de 1 travailleur belge sur 10 est confronté au cyberharcèlement au travail

Date de publication: 13 août 2019

Près de 1 travailleur belge sur 10 (9 %) est exposé au cyberharcèlement au travail. Le plus souvent, ce phénomène consiste à entraver le travail de la victime en ignorant systématiquement ses e-mails et messages ou en lui empêchant l’accès à certains e-mails et fichiersC’est ce qui ressort d’une enquête de la KU Leuven et d’IDEWE, le service externe pour la prévention et la protection au travail. Les victimes de cyberharcèlement se sentent plus souvent épuisées mentalement, moins impliquées et insatisfaites.

Cyberharcèlement

Le cyberharcèlement est tout acte négatif dans les relations de travail qui se produit par le biais de canaux numériques potentiels. Il peut être de nature personnelle (diffuser des rumeurs ou des ragots) ou professionnelle (critiquer publiquement le travail d’autrui sur internet). Une troisième forme de cyberharcèlement au travail est l’« intrusion » qui consiste notamment à partager sur la toile des informations personnelles d’autrui, telles que des photos.

Pas moins de 9 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles étaient confrontées au moins 2 fois par semaine à du harcèlement sur le plan personnel ou professionnel et qu’elles avaient été victimes d’au moins une intrusion au cours des 6 derniers mois.  

Les formes les plus fréquentes (au moins une fois par mois) de cyberharcèlement au travail sont les suivantes :

  1. Vos e-mails, vos appels téléphoniques ou vos messages sont ignorés (32 %).
  2. Quelqu’un retient des e-mails ou fichiers, ce qui rend votre travail difficile (9,6 %).
  3. Votre travail est critiqué publiquement par le biais des outils numériques (8,7 %).
  4. Vos e-mails sont envoyés à des tiers dans le but de vous nuire (8,2 %).
  5. Des rumeurs et des ragots sont répandus à votre sujet par le biais des outils numériques (7,9 %).
  6. Vous êtes insulté, menacé ou intimidé par le biais des outils numériques (6,2 %).
  7. Des remarques répétées sur vous ou votre vie privée sont faites par l’intermédiaire des outils numériques (5,8 %).
  8. Les informations personnelles (photos, etc.) sont publiées en ligne et partagées à travers des messages (5,5 %).
  9. Quelqu’un vous a usurpé votre identité en ligne (5,3 %).
  10. Vos informations personnelles sont piratées et utilisées dans le but de vous nuire (5 %).
Les conséquences du cyberharcèlement

L’étude a démontré un lien manifeste entre le cyberharcèlement sur le lieu de travail et plusieurs conséquences négatives. Les victimes de cyberharcèlement se sentent ainsi plus souvent épuisées mentalement, moins impliquées et moins satisfaites au travail et elles ont également davantage tendance à quitter l’entreprise. 

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