Refuser un emploi sera bientôt plus difficile

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Il sera de plus en plus difficile pour les demandeurs d’emploi belges de refuser une offre de travail. La raison? Les critères d’accession à l’emploi sont élargis aux compétences du demandeur, et non plus seulement à l’ancienne profession, explique l’Écho. Les chômeurs ne pourront donc plus "faire les difficiles" face aux offres qu’on leur propose.

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Dans l’accord budgétaire annoncé il y a quelques jours, les critères d’accès à l’emploi ont été redéfinis par le gouvernement Michel. Jusqu’ici, l’ancienne profession des demandeurs d’emploi était le principal indicateur permettant de les réintégrer sur le marché du travail. Le texte de cet été élargit le spectre des compétences nécessaires à l’embauche vers une prise en compte des compétences plus anciennes du demandeur d’emploi. Par exemple, une personne ayant participé aux mouvements de jeunesse doit pouvoir accéder à un métier dans l’enseignement ou dans le social.

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Dès l’entrée en vigueur de ce nouvel accord budgétaire au 1e janvier 2018, les deux organismes compétents en matière d’emploi, le Forem et Actiris, pourront plus facilement sanctionner les demandeurs qui refusent une offre de travail leur correspondant étant donné que les compétences s’élargissent à la formation antérieure. Le but? Faire baisser le chômage en Wallonie et à Bruxelles qui maintiennent de mauvais taux de chômage malgré des baisses significatives au cours de ces quatre dernières années.

En Flandre, le VDAB appliquait déjà cet élargissement des critères d’accession à l’emploi. Une politique qui a porté ses fruit puisque le chômage a baissé de 5,5% en un an.

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