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Remèdes : 7 tuyaux anti mal-être au travail

Date de publication: 6 déc. 2023

Méditation, yoga, sport, promenade, lecture, alimentation saine… Différents «trucs» pour affronter le stress et se préserver de l’implosion au travail. En voici sept autres, cumulables et livrés au sommet par des participants: managers, employé(e)s ou indépendant(e)s.

  1. Jean-Christophe Tellier, CEO d’UCB
    «Pour échapper à la pression, je me réserve notamment du temps. Donc, je ne surcharge pas l’agenda et je n’enchaîne jamais les réunions sans me laisser au moins dix minutes entre chacune, pour fermer l’une avant d’ouvrir l’autre et prendre ne fût-ce que deux minutes juste pour moi.»
  2. Magali Bodeux, senior manager chez Bain & Co et cofondatrice de l’ASBL Cohesion Belgium, vouée à la diversité, l’équité et l’inclusion en entreprise
    «Je pense à ce qui est bon ou non pour moi. J’essaie d’être honnête avec moi-même, sur ce que je veux vraiment et ce que je ne veux pas. Je m’efforce de ne pas être une autre personne au travail que celle que je suis en dehors.»
  3. Katrien Herdewyn, fondatrice d’Elegnano, start-up de chaussures alliant design et nanotechnologies
    «Je me forge des plages où je ne fais rien, je me crée de nouvelles cadences, le week-end notamment, plus lentes, pour ne pas être tout le temps dans l’action. Je m’entraîne à la pause et au bien-être, en ayant appris à rester toujours moi-même là où les autres attendent que je joue un rôle, de leader, de CEO. Et j’essaie de développer des capteurs capables de déceler les signaux d’alerte par rapport à moi-même.»
  4. Miha Angelova, de Corporate ReGeneration, incitateur à une gouvernance régénérative en entreprises
    «Je tiens un journal intime et je m’astreins à rédiger trois pages chaque jour. Ça m’aide à structurer mes idées, canaliser mes émotions, prendre de la distance, me sentir mieux. A évoluer plus positivement au milieu des autres.»
  5. Cédric Etienne, architecte d’intérieur au Studio Corkinho
    «On a créé une still room, un sanctuaire du silence, au bureau, où on peut se réunir ou s’isoler, pour identifier ce que les Japonais appellent le ma, qui est l’intervalle, l’espace entre deux notes, entre le lever et le petit-déjeuner, entre deux réunions… La pièce s’inspire de lieux calmes, beaux, et permet une pause, une déconnexion du boulot. On se sent rechargé(e) quand on en ressort, avec une énergie positive, une bienveillance. Peut-être même qu’on est alors inspirant(e).»
  6. Julie Vandermeulen, marketing strategist à Story Flow
    «Avant, c’étaient des journées de quinze ou seize heures. Depuis trois ans et demi, je n’accepte plus jamais une réunion, un entretien ou une préparation entre 13 et 16 heures. Cette tranche horaire là est pour moi: une sieste, du yoga, mon chien, lire, faire du bénévolat, ce que j’ai envie de faire. Ça me rend heureuse et pleine d’énergie, inspirée et hyper efficace quand je retourne travailler. Ça a changé la donne pour moi. Tout le monde ne le peut pas, pas trois heures, pas à ce moment-là de la journée, mais on peut organiser ses journées de travail en fonction de son rythme biologique quotidien. Pour ne pas mener une vie de machine.»
  7. Lothar De Keyne, cofondateu de Bevoy, qui promeut un environnement de travail sain et agréable
    «Au début de chaque réunion hebdomadaire, chacun(e) raconte, de façon spontanée, quelque chose qui lui est arrivé, qu’il/elle a vécu récemment, de bien ou pas, sans qu’on l’interrompe. Ça permet de partager quelque chose d’extérieur au boulot, d’éprouver de l’empathie, de voir les autres différemment, et ça installe un climat plus constructif pour la réunion de travail.»