Réseaux sociaux : attention à ce que vous racontez !

Rédigé par: Mélodie Voué
Date de publication: 15 oct. 2019

Ils font partie de notre vie quotidienne, et on les considère parfois comme de véritables amis. Pas de raisons de ne pas ajouter et suivre nos collègues, voire même notre patron sur les réseaux sociaux. Pourtant, il s’agit de rester prudent. 

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2/3 des employés ajoutent leurs collègues sur les réseaux

Selon une étude menée par RegionsJob en septembre 2019, 64% des personnes interrogées ont ajouté leurs collègues sur les réseaux sociaux, que ce soit sur Instagram ou Facebook. Ils sont 52% à ajouter seulement les plus proches, et 12% à ajouter beaucoup de collègues. Pas étonnant quand on découvre que 57% du panel considèrent certains de leurs collègues comme des amis. 68% les côtoient en dehors du boulot, et les voient même souvent pour 12% d’entre eux. 

Un sondage de la firme Office Team datant de 2017 a montré que 71% des travailleurs ne voyaient pas de problème à ajouter leurs collègues sur les réseaux sociaux. C’est beaucoup plus qu’en 2014, où ils n’étaient qu’un sur deux. Du côté des patrons, les moeurs semblent aussi avoir changé, puisque 49% des patrons acceptent les demandes d’ami de leurs employés, contre 36% en 2014. 

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Un contenu à contrôler

Toutefois, même si la plupart des travailleurs ne rechignent pas à suivre ou à devenir « ami » avec leurs collègues ou patrons, il y a quand même quelques précautions à prendre. En 2018, la cour d’appel de Toulouse a confirmé le licenciement d’une employée pour avoir critiqué son entreprise et son employeur lors de conversations privées sur Facebook, mais visibles aux yeux de tous sur son ordinateur professionnel. Chez nous, le comptable d’une ASBL a été licencié pour faute grave après avoir liké une publication raciste sur le réseau social. 

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Il s’agit donc d’avoir un véritable contrôle sur son compte : paramétrer ses paramètres de confidentialité, rester vigilants sur les photos ou les publications qu’on publie ou qu’on aime, etc. L’article 10 de CEDH reconnait la liberté d’expression. Toutefois, les salariés ont un devoir de loyauté et de discrétion envers leur employeur. Critiquer son patron sur Facebook peut donc être motif de licenciement. 

 

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