Réunions : apprenez l’assertivité

Vous arrive-t-il un peu trop souvent de vous faire couper la parole par les autres ? Ou de voir un collègue félicité pour une idée que vous lui aviez soufflée ? Voici quelques pistes pour éviter ce type de frustrations.

Préparez-vous

Quel que soit son type (décision, brainstorming, etc.), une bonne réunion est souvent une réunion bien préparée. Pour ce faire, vous avez besoin de certaines informations, quitte à les solliciter si elles ne vous sont pas fournies : objectifs et sujets, ordre du jour, type, participants, date, durée, lieu, supports…

Développez l'assertivité

Les mots vous manquent au moment où vous devriez exposer votre point de vue ? Si une forme d’introspection peut vous aider à découvrir les motifs de votre anxiété, on s’en tiendra à rappeler ici les quatre grands comportements possibles : soumission, domination, manipulation et assertivité.

Seule la personne qui adopte l'attitude d'assertivité exprime son point de vue et ses besoins sans détours, tout en manifestant de la considération pour l'autre. C'est l’attitude la plus constructive en groupe (ou en couple), par laquelle jeter les bases d'un dialogue constructif avec une réelle écoute réciproque.

La position de vie de l'assertif correspond au « je suis OK, vous êtes OK ». Il postule le respect réciproque des opinions : ce n'est pas parce que moi j'aime telle chose que les autres ont tort de ne pas l'aimer. La structure de communication est basée sur le message en « je » plutôt qu’en « tu », c’est-à -dire sur l’expression de ses sentiments.

Voyons un exemple de méthode à suivre.

La méthode DESC

L’objectif de la méthode DESC est de trouver un compromis dans une situation problématique ou conflictuelle, notamment en réunion. Un comportement assertif s'exprimera en respectant le plan suivant :

1. Décrivez les faits

Tentez de vous en tenir aux éléments qui posent problème : faits, enchaînements, circonstances, contexte… Il est essentiel de viser ici à  l’objectivité, de manière à  dissocier la personne du problème

« La journée de travail s’achève régulièrement à 19 heures. »

2. Exprimez vos sentiments

À présent, mentionnez les conséquences négatives de la situation pour vous, exprimez vos sentiments engendrés par le problème ainsi que votre opinion. La clé consiste ici à vous en tenir au « je » plutôt qu’au « vous » : cela vous permettra de faire savoir aux autres comment vous vous sentez à un moment donné à propos d'une situation particulière. Vous vous déchargerez également de vos émotions négatives sans pour autant déclencher une discussion en escalade.

« Lorsque j’arrive à la maison, mes enfants sont déjà couchés. »

3. Suggérez des solutions

Spécifiez vos attentes relatives à l'action de l'autre. Tentez de proposez une solution satisfaisante pour chacun.

« Je souhaite recourir au télétravail le mercredi. Cela vous convient-il ? »

4. Conséquences positives pour chacun

Faites part des aspects positifs, pour chacun, de la solution que vous proposez.  Dites les bénéfices que tout le monde peut en tirer, même s’il s’agit d’un compromis. À ce moment, vous pouvez être amené à  utiliser également le « tu » (ou le « vous »), mais celui-ci porte sur des comportements et non sur l'identité de la personne.

« En étant davantage présent pour ma famille en milieu de semaine, ma vie sera mieux équilibrée, sans perdre de temps de travail. Mes dossiers en souffrance pourront être traités ce jour-là , ce qui me dégagera l’esprit pour les réunions de fin de semaine. »

Entraînez-vous

1. Songez à  un problème que vous souhaitez ou devez aborder avec quelqu’un (collègue, supérieur, partenaire…), prenez un stylo et cherchez à  suivre, par écrit, les quatre phases de la méthode DESC.

2. Faites le même exercice en revenant sur une réunion ou un entretien qui vous a laissé un sentiment de frustration.

Cy.P.

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