SPF Finances : adieu la pointeuse, place au télétravail

SPF Finances : adieu la pointeuse, place au télétravail

Principal service public du pays, le SPF Finances doit chaque année réduire ses coûts de fonctionnement. Ainsi, depuis 2010, 200 bureaux ont fermé leurs portes. Par rapport à 2005, l’organisation emploie 8 000 membres du personnel en moins. Malgré ce contexte difficile, l’administration des Finances a réussi à stabiliser la satisfaction de ses collaborateurs et même à réduire l’absentéisme. Le service public travaille désormais avec des équipes polyvalentes centralisées afin de mieux répondre aux questions et demandes des citoyens. Les collaborateurs bénéficient eux aussi d’une plus grande flexibilité. C’est ce qui a frappé le jury du Talent Mobility Award.

Comment avez-vous réussi à obtenir de tels résultats ?

Christophe Vanderschueren, Responsable du Centre d’expertise des Conditions de travail : « Au cours des dernières années, nous avons revu non seulement notre structure mais également notre culture d’entreprise. Nous voulons que nos collaborateurs puissent travailler dans un climat de confiance, de flexibilité, d’autonomie et de responsabilisation, en remisant au placard la culture du parapluie et des paraphes. Les fonctionnaires doivent pouvoir prendre leur carrière en mains. »

Kurt Van Raemdonck, directeur RH : « Auparavant, le service du personnel se chargeait surtout d’exécuter des tâches administratives. Aujourd’hui, nous réfléchissons à des innovations améliorant le bien-être des collaborateurs. La principale révolution a consisté à introduire en 2013 le télétravail. À peine deux ans plus tard, nous comptions déjà plus de 220 000 jours de télétravail. Pour les collaborateurs qui préfèrent ne pas travailler à domicile, nous avons aménagé septante bureaux de postes de travail satellites. Et en 2014, nous avons cessé de nous focaliser sur la pointeuse. L’idée selon laquelle « un collaborateur présent est un bon collaborateur » était encore ancrée dans les esprits. Désormais, nous laissons le choix aux collaborateurs – pointer ou non – et ils bénéficient d’un horaire variable étendu. »

De quoi êtes-vous le plus fier ?

Christophe Vanderschueren : « Pour un service public qui doit respecter des procédures strictes, la réforme a été un tremblement de terre. Ce que nous avons réalisé contribue à la durabilité et la flexibilité de l’organisation. »

Kurt Van Raemdonck : « Frank Van Massenhove avait déjà réussi une telle prouesse au SPF Sécurité sociale. Nous avions donc un exemple. Mais la taille de notre organisation – 22 000 collaborateurs – et la large dispersion de nos bureaux rendaient l’exercice beaucoup plus ardu. Nous devions veiller à ce que tous les collaborateurs, répartis dans tout le pays, bénéficient des mêmes droits de flexibilité. Nous y sommes parvenus en investissant dans le leadership. Nous avons formé nos cadres moyens pour qu’ils deviennent des « agents du changement ». C'est une réussite si l’on en juge par notre monitoring et la concertation menée avec les syndicats. »

Quelle est l’entreprise ou l'organisation qui peut se targuer d’être la plus flexible en Belgique ? Nous connaîtrons la réponse à la fin du mois de septembre, lorsque la société de consultance RH, Ascento, décernera pour la première fois le Talent Mobility Award. Quarante organisations s’y sont inscrites, cinq ont passé les sélections. Découvrez leur histoire singulière. 

Plus d'info sur: talentmobilityaward.be/fr/

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