Steve Ballmer : 5 succès et 5 échecs pour Microsoft

Vendredi dernier (27 septembre), Steve Ballmer a fait ses adieux devant 13 000 employés de Microsoft. Il restera encore onze mois à la tête de l’entreprise, avant de céder sa place à la prochaine génération. L’occasion pour nous de faire le bilan de son parcours de 13 ans en tant que PDG de Microsoft… en 5 succès et 5 échecs.

5 échecs

1. Échec : les smartphones

C’est sans doute là l’un des échecs les plus cuisants de Steve Ballmer. Il a cruellement manqué de vision concernant les smartphones. En 2002, Microsoft avait pourtant commercialisé un PocketPC, qui pouvait également servir de téléphone. Il aurait ainsi pu s’imposer comme le leader du marché. Mais il a raté le coche. Ainsi, quand Apple lance son premier iPhone, en 2007, Steve Ballmer déclare : « Il n’y a aucune chance que l’iPhone acquière une part de marché significative. Aucune chance. » Nous dirions plutôt pas de chance… pour Microsoft, qui a essayé de se rattraper avec son smartphone Kin en 2010 et qui ne possède aujourd’hui que 3% des parts de marché en la matière.  

2. Échec : Windows 8

Steve Ballmer a entamé sa carrière par un premier succès : Windows XP, sorti un an après sa nomination à la tête de Microsoft (2001) et qui équiperait encore aujourd’hui un tiers des PC. Mais il a ensuite enchaîné les échecs concernant Windows : d’abord avec Vista, en 2007, qui fut un fiasco total, puis avec Windows 8, sorti il y a tout juste un an et qui se présente comme un drôle de mélange entre l’ère ancienne et l’ère nouvelle, ne tranchant pas véritablement en faveur de la modernité.   

3. Échec : Surface

Toujours aux trousses d’Apple, Microsoft a lancé sa propre tablette, munie du fameux Windows 8, spécialement conçu pour les interfaces tactiles. Nouvel échec : l’entreprise de Ballmer dut baisser de 100 dollars le prix de la Surface Pro, son modèle haut de gamme, et de 30% celui de la Surface RT.

4. Échec : Zune

La guéguerre avec Apple a également échoué sur un autre plan : Microsoft a tenté de grappiller quelques parts de marchés par rapport à l’iPod en lançant son propre lecteur de musique en 2006. Les fans de Steve Jobs sont toutefois restés fidèles à la marque à la pomme et Microsoft a dû renoncer à son projet en 2011, n’ayant jamais atteint 10% de parts de marché.

5. Échec : le rachat d’aQuantive

Ok, Steve Ballmer a procédé à 149 rachats d’entreprises tout au long de sa carrière auprès de Microsoft. La plupart d’entre eux ont été bénéfiques. Mais l’un de ses plus gros coups (après le rachat de Skype, voir ci-dessous), à savoir le rachat de la régie publicitaire aQuantive en 2007, a tourné au désastre. La manœuvre lui a coûté la modique somme de 6 milliards de dollars. C’est aussi la valeur qu’aQuantive a perdue cinq ans plus tard.

5 succès

1. Succès : les services aux entreprises

L’ère Ballmer a été marquée par le décollage des services aux entreprises au sein de Microsoft. La division des serveurs et solutions d’entreprises s’est imposée comme la deuxième activité la plus importante de la boîte, la première étant celle des logiciels professionnels. Ensemble, ces deux activités représentent 58% du chiffre d’affaires annuel de Microsoft.

2. Succès : la Xbox

Le succès de la Xbox, lancée en 2001 par Microsoft, n’est plus à prouver. La console est aujourd’hui l’une des plus populaires du genre, en particulier après le lancement de Kinect en 2010, perçu comme une grande innovation. Microsoft a vendu 76 millions d’exemplaires de la Xbox et de la Xbox 360 et 24 millions d’exemplaires de Kinect. Les fans attendent avec impatience la Xbox One, qui devrait sortir dans un mois.

3. Succès  : les revenus

Steve Ballmer a réussi à tripler le chiffre d’affaires de Microsoft (78 milliards de dollars) et à augmenter le résultat net de plus de 200% (27 milliards de dollars).

4. Succès : le rachat de Skype

En 2011, Steve Ballmer réalise sa plus grosse acquisition : il rachète Skype pour 8,5 milliards de dollars. Opération fructueuse, qui a permis à Microsoft d’intégrer les services de VoIP de Skype à ses propres services (Outlook, Xbox 360). Le chiffre d’affaires de Skype devrait plus que doubler depuis son rachat, pour passer de 800 millions de dollars en 2011 à 2 milliards de dollars cette année.

5. Succès : Le moteur de recherche Bing

La dégringolade de la division de services en ligne de Microsoft ralentit fortement : alors que la division perdait 8,1 milliards de dollars entre 2011 et 2012, elle ne perd « plus que » 1,3 milliard de dollars pour l’exercice courant. Bing (anciennement LiveSearch), partenaire de Yahoo et de Facebook, a conquis près de 18% des parts de marché aux États-Unis. Google reste bien entendu le premier, de loin, avec 66,7% des parts de marché.

Les adieux de Steve Ballmer, le vendredi 27 septembre 2013 :

 


Source : Trends-Tendances

Retour à la liste