STIB : « Le label nous incite à nous renouveler »

Publié : samedi 11 février 2017 Par

Gérer une entreprise comme la Stib est un sérieux défi pour les équipes RH, ainsi que l’explique Frédéric Demars, Senior vice president des ressources humaines de la société de transports.

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Quel est l’intérêt pour la Stib d’obtenir le titre de « Top Employer » ?

Il s’agit en réalité d’un audit de notre service RH. Cela permet de nous comparer aux autres sociétés, mais surtout de trouver les points à améliorer. Par exemple, après notre premier label en 2015, il nous a été recommandé de proposer des enquêtes de satisfaction à nos travailleurs, ce que nous avons mis en place les années suivantes.

En étant le plus gros employeur de la capitale, avez-vous vraiment besoin de ces conseils en RH ?

Oui, cela reste très utile. Nous sommes une société qui a grandi très vite et très fort, ces dernières années. Mais, dans le même temps, nous sommes une entreprise assez ancienne. Il est donc parfois utile d’avoir cette vision externe pour nous inciter à nous renouveler et rafraîchir certains aspects.

Vous êtes « Top Employer » depuis 2015, est-ce un objectif pour vous de le rester chaque année ?

Non, je ne crois d’ailleurs pas qu’il soit possible de le décrocher systématiquement. La première fois est avant tout un état des lieux pour permettre d’améliorer certains points les années suivantes. Forcément, donc, cela devient de plus en plus compliqué. Je ne garantis d’ailleurs pas que nous ferons les démarches pour tenter de l’obtenir l’an prochain. Nous avons réalisé déjà plusieurs changements importants.

La prochaine étape pour vraiment évoluer sera l’automatisation d’une série de services, ce qui prend énormément de temps, probablement plus qu’une année.

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L’intérêt du label est également d’accroître la visibilité de l’entreprise. Par son service, la Stib est déjà bien connue. Obtenir un tel label a encore un avantage à ce point de vue ?

Oui, cela reste très pertinent, même pour les grosses entreprises. D’ailleurs, de très importantes sociétés, comme Coca-Cola, cherchent également à obtenir ce label. De plus, certaines de nos fonctions restent moins visibles. Notre activité ne se limite pas au service de transport. Nous assurons également l’ensemble de l’entretien et du développement de notre réseau, ce qui occupe une partie importante de nos travailleurs. Nous sommes 8.295 collaborateurs pour environ 3.500 conducteurs.

En ayant des activités différentes, quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans la gestion des ressources humaines ?

Nous avons de nombreux types de travailleurs qui ont des attentes forcément différentes. Si on peut parler de travail à domicile pour certaines fonctions comme les managers, c’est en revanche impossible pour les conducteurs, qui n’ont pas d’horaire fixe et qui ne savent évidemment pas travailler à partir de chez eux. Ou encore, certains ouvriers peuvent bénéficier d’un départ anticipé en raison de la pénibilité de leur fonction, ce à quoi n’ont pas droit tous les travailleurs de la Stib. Nous avons donc constamment cette dualité dans notre travail RH. C’est un vrai défi.

Comptez-vous recruter du personnel cette année ?

Nous avons planifié d’engager 588 personnes en 2017. Notre secteur évolue et donc notre demande aussi.

Peu à peu, les fonctions des mécaniciens sont orientées vers des profils en électromécanique, par exemple. Nous allons également engager dans d’autres secteurs comme l’ingénierie, mais aussi des conducteurs.

C’est une demande spécifique mais pour laquelle nous nous chargeons de toute la formation. A ce niveau, on cherche donc avant tout des personnes très motivées.

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