Talentum Charleroi : « Une belle opportunité pour les candidats »

Publié : samedi 14 octobre 2017

Christine Hardy est « HR Business Partner » pour la compagnie aérienne belge TUI Fly. Elle expose les raisons pour lesquelles le salon Talentum constitue une vraie opportunité.

Pourquoi est-ce important d’être présent à Talentum ?

C’est important pour nous mais aussi pour les candidats. Un candidat peut avoir un CV plus faible que nous ne retiendrions pas via la voie classique. Mais en face-à-face, via une attitude positive et motivée, il peut faire la différence. En tant qu’entreprise, le salon nous donne l’occasion d’aller à la rencontre de ces candidats et de leur faire découvrir les différentes facettes des emplois que nous proposons. Par ailleurs, il nous permet de mettre en avant notre nouveau nom (le groupe touristique Jetair s’appelle TUI depuis un an).

Comment les candidats doivent-ils se préparer ?

Leur présentation doit être soignée et ils doivent s’être renseignés sur notre compagnie. Beaucoup de candidats ont tendance à adopter une position passive « qu’avez-vous à me proposer ? » alors que tous les postes vacants sont décrits sur notre site emploi. La préparation est capitale, car ils n’ont qu’une seule occasion de faire une bonne première impression.

Quels sont les profils que vous souhaitez recruter ?

Nous recherchons principalement des « cabin crew members », des hôtesses de l’air et des stewards (notamment pour l’aéroport de Charleroi où nous avons cinq avions stationnés), des pilotes, des « travel consultants » pour nos agences de voyages, des « customer support agents » pour nos call-centers dédiés aux clients et enfin des collaborateurs en charge de l’information donnée aux passagers dans les aéroports.

Commençons par le personnel de cabine. Quelles sont les formations nécessaires ?

Nous demandons au minimum un diplôme d’humanités. La formation que nous dispensons est donnée en anglais ; un niveau de connaissance correct de cette langue est donc requis. La connaissance du néerlandais est également importante. Or, beaucoup d’élèves du secondaire en Wallonie choisissent l’anglais comme deuxième langue. Si nous constatons que la personne a de bonnes bases en néerlandais, nous lui donnons la possibilité de suivre des cours intensifs afin d’acquérir le vocabulaire nécessaire pour le service aux passagers.

Les pilotes sont-ils compliqués à trouver ?

En effet. Comme nous volons sur des Boeing et des Embraer, les pilotes doivent avoir une de ces licences : une licence pour piloter un Airbus n’est d’aucune utilité. Nous proposons une formation à moindre coût qui permet aux candidats pilotes de se former en combinant leur formation avec une fonction au sol chez TUI. Nous avons reçu environ 1.000 candidatures au moment de lancer cette formation. Au final, nous n’avons retenu que 14 candidats car les critères de sélection sont très stricts. De façon générale, les profils de pilotes ne sont pas simples à trouver en Belgique et pour toutes les compagnies.

Quels sont les traits de personnalité qui attirent les recruteurs ?

Les « soft skills » sont très importantes. Nous cherchons des candidats capables de prendre des initiatives, qui résistent au stress et qui adhèrent aux valeurs TUI. Nous cherchons également du personnel pour nos agences de voyages (« travel consultants ») en Wallonie. Pour ces emplois, il est nécessaire d’avoir la fibre commerciale : au-delà de la passion du voyage, le collaborateur doit aimer vendre.

Les candidats doivent-ils venir de la région ?

Non pas spécialement. On arrive assez facilement à l’aéroport de Charleroi même en venant de Bruxelles. Mais nous demandons d’avoir le permis B et un moyen de transport. Certains « shifts » se déroulent très tôt le matin ou tard le soir. Il est donc important que les candidats puissent se déplacer de manière autonome sans dépendre des transports en commun.(Propos recueillis par RENAUD DE HARLEZ)

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