Travailler dans un hôpital à taille humaine rend le travail vraiment attractif

Date de publication: 18 oct. 2021
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Michaël Wante - USI

Au service des soins intensifs du site Etterbeek-Ixelles des Hôpitaux Iris Sud, le personnel gère, au quotidien, des patients dont le pronostic vital est en danger, ce qui implique de devoir agir rapidement et d’être capable de prendre les bonnes décisions.

Et, ici, probablement plus qu’ailleurs, travailler dans de bonnes conditions est essentiel.

Dans un établissement hospitalier, le travail aux soins intensifs est un travail de première ligne, hyper varié et rempli d’adrénaline. Michaël Wante est infirmier chef d’unité adjoint aux soins intensifs, sur le site Etterbeek-Ixelles aux Hôpitaux Iris Sud (HIS).

« Depuis un an et demi, nous sommes dans un nouveau bloc médico-technique, appelé New Tech, qui inclut une salle d’opération, la stérilisation, la One Day et les soins intensifs.

Nous gérons 8 chambres et 7 lits », explique-t-il. « Nous nous occupons de patients avec des pathologies graves qui mettent, parfois, en danger le pronostic vital à court terme. Il y a donc la complexité des pathologies et il faut pouvoir réagir vite. Le temps de réaction doit être le plus court possible. C’est aussi très varié. On ne sait jamais comment va être la journée », explique Michaël Wante.

Michaël Wante - USI

Michaël Wante, infirmier chef d’unité adjoint aux soins intensifs 

Contact rapproché

Le service gère également des patients qui sont en surveillance post-opératoire, notamment suite à des accidents. « On est staffé différemment par rapport aux salles traditionnelles. Les patients sont monitorés de près avec des électrocardiogrammes en continu, la prise de tension artérielle… Cela demande plus de personnel formé à la prise en charge de ces pathologies », note encore le chef d’unité qui souligne le côté humainement enrichissant de son travail. « On est en première ligne et en contact étroit avec les patients et leur famille. Le côté émotionnel est très présent car, quand on travaille avec des personnes dont le pronostic vital est engagé, il faut pouvoir rassurer de façon adéquate. Ce ne sont pas toujours de bonnes nouvelles qu’on doit annoncer.

A côté de cela, le contact rapproché avec les familles permet de mieux connaître les patients, de savoir, par exemple, ce qui les calme et les apaise ».

Un travail complet

Les soins intensifs, il a toujours su qu’il y travaillerait. « Ma sœur jumelle est également infirmière et j’ai toujours su que je voulais faire une spécialisation SIAMU (soins intensifs et aide médicale urgente). Je pense que c’est le cas de beaucoup d’autres élèves qui apprécient ce côté ‘‘action-réaction’, cette capacité de pouvoir agir rapidement et de pouvoir prendre très vite les bonnes décisions. Il y a aussi ce côté technique très varié : nous travaillons avec de nombreuses machines différentes (appareils respiratoires, pousse-seringues…). Sans compter que notre travail reprend tout ce qu’on nous a appris dans notre métier d’infirmier avec des notions de physio-pathologies et, en plus, le côté humain. C’est, à mon sens, le travail le plus complet ».

S’il devait changer de job, Michaël Wante est assez catégorique. « Je ne voudrais pas travailler ailleurs. Les Hôpitaux Iris Sud ont trois sites aigus et cette répartition fait que ce sont des établissements à taille humaine. Le personnel est proche de la direction, des médecins et des autres membres de l’équipe. Tout le monde se connaît, ce qui rend l’hôpital vraiment attractif », conclut Michaël Wante.

Laurence BRIQUET