Travailler en périphérie bruxelloise c’est possible, et ce même sans maitriser le néerlandais !

Date de publication: 1 juin 2021
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travailler à bruxelles

Avec 1 offre sur 5 qui ne trouve pas preneur en périphérie flamande, Actiris sensibilise les Bruxellois à élargir leurs horizons de recherche. En effet, la langue ne constitue pas une barrière à l’emploi.

Actiris et le VDAB, les offices bruxellois et flamands de l'emploi, relancent leur campagne intitulée «Een job, c’est aussi un job». Le but est de mettre en valeur les offres d’emploi en périphérie bruxelloise. De plus en plus d’entreprises flamandes peinent à trouver des candidats pour leurs postes vacants. Malgré la crise, 1743 offres sont toujours en attente de candidats. En parallèle, le nombre de chercheurs d’emploi bruxellois augmente, surtout chez les jeunes, et peu d’entre eux se tournent vers la Flandre. La raison ? De nombreux mythes entourent le marché du travail au-delà de la frontière régionale et le rendent peu attractif pour les francophones. Un à un, Actiris et le VDAB les déconstruisent avec un objectif commun : mettre les Bruxellois à l’emploi !

Le premier obstacle pour les francophones est la barrière de la langue. Sans maitrise du néerlandais, ils ne prennent pas la peine de postuler. Cette idée reçue ne colle pas avec la réalité du marché de l’emploi. En Flandre, 1 offre d’emploi sur 3 ne spécifie par d’exigence linguistique. Pas besoin d’être parfait bilingue. Les compétences linguistiques demandées varient en fonction du type de métier. Les entreprises de logistique ou le secteur des soins de santé proposent, par exemple, des jobs sans connaissance poussée du néerlandais.

La langue ne constitue donc pas un problème pour travailler en Flandre. Au contraire, cette nouvelle implantation permettra de développer des compétences comme le souligne Romain Adam, porte-parole d’Actiris : « La connaissance du néerlandais s’améliore dans un environnement néerlandophone. Prendre le pari de choisir un job en périphérie bruxelloise offre donc la possibilité de développer ses compétences linguistiques. » L’occasion également d’opérer des échanges culturels intéressants.

 Romain Adam, Actiris

Romain Adam

Evaluer son niveau

Toutes les informations sur le marché du travail en périphérie bruxelloise sont reprises sur le site eenjobpourmoi.be. On y retrouve notamment une carte interactive où chaque chercheur d’emploi peut consulter les places vacantes en temps réel. Des employeurs, comme Verisure, expliquent aussi, en vidéo, leur dynamique de recrutement pour des profils francophones.

Ce site est également conçu pour former les chercheur d’emploi. En effet, même si la barrière de la langue ne doit pas constituer un obstacle, apprendre le néerlandais est toujours un atout. Le chercheur d’emploi a donc la possibilité de répondre à un quiz pour trouver la formation la plus adaptée à ses aptitudes et ses besoins. « Le développement du néerlandais est très important pour Actiris. Il s’intègre dans une démarche plus globale de développement de compétences de nos usagers afin d’augmenter leur potentiel d’employabilité. » précise Romain Adam.

En 2019, 57.000 Bruxellois étaient à l’emploi en Flandre. Un chiffre record qui marque une augmentation de 21% en 5 ans. A travers cette campagne, Actiris et le VDAB espèrent bien continuer sur cette voie et encourager d’autres chercheurs d’emploi à considérer la périphérie comme une véritable opportunité.

 

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