Les travailleurs belges plus stressés, moins énergiques

Publié : vendredi 25 novembre 2016

Les Belges sont de plus en plus stressés au travail. Près de 31 % d’entre eux estiment subir un stress insupportable, contre 26% en 2009. Le nombre de ceux qui se disaient débordant d’énergie a en revanche reculé de 5%. En sept ans, leur pourcentage a chuté de 79,1% à 73,7%. C’est ce que révèle une enquête menée depuis 2009 auprès de 2.500 travailleurs belges par SD Worx, consultant en ressources humaines.

Trois paramètres importants peuvent être pointés selon François Lombard, consultant RH chez SD Worx.

Premièrement, le poids mental et émotionnel du poste occupé, les délais de plus en plus courts et le volume du travail toujours plus élevé.

Deuxièmement, l’élément social : « Il s’agit de la manière dont l’organisation se préoccupe du bien-être de ses collaborateurs », explique François Lombard. « La manière dont le manager se soucie de la dimension humaine au travail est un facteur très important. À ce propos, il y a encore de nombreuses failles et il est nécessaire de revenir à un management plus humain ».

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Et troisièmement, la culture de l’entreprise mérite également d’être examinée. « Il s’agit des valeurs mises en place par l’entreprise ». Le sens octroyé au travail joue un rôle essentiel, tout particulièrement chez les jeunes. « Cela se traduit par le besoin de s’identifier aux valeurs de l’organisation ainsi que par la manière dont cette dernière communique ».

Pour mesurer le niveau de stress et d’énergie, SD Worx a mis au point une application baptisée « Pulse ». Selon son concepteur, cette application permettrait d’obtenir des résultats beaucoup plus rapides qu’une enquête de satisfaction classique. « Cette application permet de poser une question liée au stress et à l’énergie au travail aux collaborateurs. C’est une bonne manière d’anticiper les burn-out et les absentéismes de longue durée. Le but est d’offrir au manager une vue d’ensemble sur son département afin qu’il puisse éventuellement comparer ses résultats aux autres départements », précise François Lombard.

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Les hommes et les femmes seraient aux mêmes niveaux de stress et d’énergie au travail. Aucune différence significative ne peut être relevée non plus en fonction de l’âge. Par contre, la catégorie de personnel a un impact substantiel sur le niveau énergétique de l’employé : plus le niveau de la fonction est élevé, plus la personne puiserait de l’énergie dans son travail.  Et pour son travail…

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Marine Martin

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