Le harcèlement moral au travail touche un Belge sur sept

Publié : mercredi 8 novembre 2017 Par

Pas moins de 14,8% des travailleurs sont victimes de harcèlement moral au travail au moins une fois par semaine en Belgique. Le secteur de l’industrie et les pouvoirs publics sont les plus touchés. C’est ce qui ressort d’une enquête du Groupe IDEWE, le service externe pour la prévention et la protection au travail, pour laquelle 17.000 travailleurs belges ont été interrogés.

Comment définir le harcèlement moral? Il s’agit d’une situation dans laquelle un travailleur est la cible d’un comportement négatif sur le plan social. Par exemple, le fait d’importuner, d’insulter ou d’exclure une personne, de colporter des rumeurs à son sujet ou de retenir des informations. Toutes ces actions influencent négativement le travail de la personne concernée.

Les hommes seraient davantage harcelés moralement que les femmes, 17,7% contre 12,9%. En outre, les jeunes travailleurs (moins de 45 ans) sont plus souvent pris pour cible que les personnes plus âgées, bien que la différence soit minime (15,2% contre 14,2%).

Le secteur de l’industrie est le plus touché avec un travailleur sur cinq qui est victime du harcèlement moral au travail au moins une fois par semaine. Les pouvoirs publics enregistrent des résultats similaires avec 19,7%.

Comment réagir?

Il est nécessaire d’aborder le sujet du harcèlement moral au sein de votre organisation et de définir une politique pour signaler et prendre en charge les problèmes de ce type. En effet, si un collaborateur est harcelé moralement, il ne doit pas faire face seul à ce problème. Il est recommandé qu’il en discute avec la personne de confiance ou le conseiller en prévention. Leur rôle? L’aider à mieux se défendre, fixer des limites et le coacher afin qu’il puisse aborder le sujet avec son supérieur.

> Toutes nos offres d'emploi

Retour à la liste