Un employeur sur trois peine à recruter: voici les métiers en pénurie

Publié : mardi 26 juin 2018 Par

Le fossé entre l’offre et la demande de compétences ne cesse de se creuser, selon la 12e édition de l’enquête mondiale (43 pays) sur la pénurie des talents de ManpowerGroup, le spécialiste de l’intérim. Les principales raisons invoquées: le manque de candidats, l’insuffisance de compétences et le manque d’expérience.

Métiers en pénurie

Sur les 754 employeurs belges interrogés par Manpower, 35 % déclarent éprouver des difficultés à pourvoir leurs postes vacants. Un chiffre en augmentation de 11 % par rapport à la dernière enquête, bouclée en 2016. “Malgré des dynamiques différentes sur le marché de l’emploi, le manque de main-d’oeuvre se fait sentir dans les trois Régions”, révèle l’étude. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 38 % en Flandre (+ 7 %); 35 % à Bruxelles (+ 13 %) et 30 % en Wallonie (+ 17 %).

Un phénomène international

Ce phénomène ne se limite pas à la Belgique qui, au final, se situe même en deçà de la moyenne des 43 pays, qui s’établit à 45 %. Les pays les plus touchés sont le Japon (89 %), la Roumanie (81 %) et Taïwan (78 %).

Top 5 des métiers en pénurie

En Belgique, les ouvriers qualifiés (soudeurs, électriciens ou encore maçons) représentent les profils les plus difficiles à dénicher. Suivent ensuite les techniciens (maintenance, production, qualité) et les profils financiers (comptables, auditeurs, fiscalistes et autres analystes). Les chauffeurs puis les commerciaux ferment le "top 5". Le classement a été établi à partir d’une liste de 150 métiers.

Les grandes entreprises en difficulté

Selon Manpower, les grandes entreprises (plus de 250 travailleurs) éprouvent deux fois plus de difficulté à mettre la main sur du personnel qualifié que les “micro-entreprises” (moins de 10 travailleurs).  31 % de ces dernières affirment être confrontées à des pénuries, contre 64 % des grandes sociétés.

La solution?

“L’enquête montre que les entreprises ont clairement compris l’importance de miser sur la formation et le développement des compétences”, explique Manpower. 56 % des sondés tablent en effet sur cette voie pour remédier au problème. Ce n’est qu’en seconde place (41 %) que vient le recours à des profils intérimaires, des consultants ou des indépendants. Enfin, 34 % des répondants disent devoir adapter leurs exigences lors du recrutement.

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