Un meilleur salaire pour tous! (ou presque)

Rédigé par: Lucie Hermant
Date de publication: 10 déc. 2018
Catégorie:

I.A.

Jeune profil à la recherche d’un plan de carrière ou loup expérimenté intéressé par une reconversion, vous vous demandez vers quels métiers vous tourner pour vous assurer des fins de mois confortables? Bonne nouvelle! La croissance économique est générale et concerne pratiquement l’ensemble des secteurs et des métiers, il y a donc du choix.

A la question «dans quels secteurs y a-t-il suffisamment de forces vives?» Joël Poilvache, directeur de Robert Half BeLux, la société de conseils en ressources humaines, répond simplement. «Sincèrement, je n’en vois pas beaucoup, en tout cas dans les domaines qu’on étudie (finance, management, IT, juridique, gestion de projet, administration…). On observe d’un peu plus loin les fonctions commerciales, par exemple, mais elles aussi connaissent une demande qui se renforce. C’est un besoin général sur le marché de l’emploi, à mon sens, en tout cas dans le milieu des employés et cadres.» Cependant, il existe des métiers qui restent très demandés, même en période de vaches maigres pour l’économie.

«On a toujours eu, même pendant les années de conjoncture économique plus faible, une demande qui est restée forte pour les métiers de la comptabilité par exemple. Donc on voit là des salaires qui se renforcent dans la tendance actuelle, avec aussi une augmentation de la demande pour les positions plus senior. Dans les positions financières en tout cas, on voit vraiment les package de rémunération qui se renforcent.»

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Demande supérieure à l’offre

Et le domaine de l’IT reste, évidemment, un secteur en pleine expansion et qui offre déjà de très belles opportunités. Dans une situation où la demande est nettement supérieure à l’offre, les profils technologiques sont, dans la plupart des cas, assurés de gagner très bien leur vie. Que ce soit dans l’IT, dans l’automatisation ou en encore la digitalisation, les perspectives d’avenir sont tellement importantes que les métiers promettent de maintenir d’excellents niveaux de salaires.

Au-delà de cela, Joël Poilvache rappelle qu’il convient d’être prudent sur la question. Il est en effet difficile de mettre une réalité sur la question des «meilleurs salaires» parce qu’un même métier peut payer très différemment selon l’entreprise qui engage, selon le secteur, ou encore la complexité de la fonction spécifique. «Être contrôleur de gestion, par exemple, c’est vaste. C’est un métier qui recouvre toute une série de facettes différentes et qui va payer plus ou moins bien selon le secteur d’activité», rappelle-t-il. Cependant, les métiers liés à un contenu «analytique» fort restent des valeurs sûres, selon lui.

«Il s’agit en général de postes où il est possible de développer ses compétences digitales, linguistiques… Ce sont des métiers dans lesquels il y aura toujours une forte demande de la part des employeurs, même si l’économie se met, un jour, à ralentir. C’est là que les débouchés vont continuer à être forts, quoi qu’il arrive.» Et, quoi qu’il en soit, l’essentiel reste de développer spécifiquement des compétences. Peu importe le secteur, quand on est bon dans ce qu’on fait, on peut toujours s’en sortir. Si certains postes sont voués à être automatisés, les métiers de base continueront d’exister.

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