Un salarié européen sur trois mécontent de la qualité de son management

Publié : jeudi 11 octobre 2018 Par

Un salarié européen sur trois se dit mécontent de la qualité de sa hiérarchie. Les causes de ce mécontentement sont variées. On y retrouve entre autres le manque de compréhension, le sentiment d’insécurité ou le fait de se sentir mal à l’aise au travail.

Management

C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’ADP (Automatic Data Processing) portant sur plus de 2.000 salariés en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

37 % des personnes interrogées pensent que leur supérieur hiérarchique ne les connaît pas suffisamment bien pour percevoir leur plein potentiel.

Un manque de compréhension

Près de la moitié des salariés européens trouvent que leur employeur ne les comprend pas, ou n’a pas conscience de leur potentiel (46 %), et près d’un participant sur cinq pense que son employeur ne le voit que comme un numéro parmi tant d’autres.

Conséquences sur l’entreprise

La moindre qualité du management n’est pas sans conséquence pour l'entreprise. "En apprenant à connaître les collaborateurs, depuis leurs compétences jusqu’à leurs aspirations, l’employeur devient capable de les inspirer, les accompagner et les impliquer, ce qui, en retour, permet d’accroître la productivité et le succès de l’entreprise", explique Carlos Fontelas De Carvelho, Président d’ADP en France et en Suisse. L'employeur a donc tout intérêt à améliorer la qualité de son management.

Autres causes de mécontentement

Un manque de compréhension de la part des employeurs et de la direction n’est cependant pas le seul facteur de mécontentement sur le lieu de travail. Un tiers des salariés ne s’est pas senti en sécurité au travail au cours de l’année écoulée (34 %), principalement à cause de mesures de santé et de sécurité professionnelles insuffisantes, ou de clients agressifs.

En outre, les participants ont déclaré que leur employeur ne prenait pas les mesures nécessaires pour assurer leur bien-être physique, avec uniquement un quart (26 %) d’entre eux proposant à leurs collaborateurs un dispositif permettant de signaler des problèmes à leurs supérieurs, et moins de la moitié d’entre eux offrant des formations en santé et sécurité du travail (43 %).

Retour à la liste