Une école pour l’avenir: « Nous faisons découvrir aux jeunes leurs talents et leurs intérêts »

Trop souvent, les jeunes éprouvent des difficultés à choisir des études et un métier qui leur conviennent. Une association bruxelloise propose une méthode éducative axée spécifiquement sur l’avenir professionnel et les ambitions des jeunes.

L’Atelier de l’Avenir offre des expériences éducationnelles aux enfants de 10 à 14 ans issus de quartier défavorisés de Bruxelles afin de les confronter avec la réalité du monde du travail. Pendant deux ans et demi, des jeunes suivent des ateliers lors desquels ils rencontrent et interagissent avec des professionnels provenant de disciplines très variées (du monde des sciences, des arts et des études socio-culturelles, entre autres).

Sofie Foets, directrice générale, nous explique que le but est surtout d’élargir les perspectives des jeunes sur le monde qui les entoure et de se découvrir eux-mêmes : « Nous espérons ainsi faire élargir les perspectives d'avenir des enfants et de travailler sur la confiance en soi, la motivation et la curiosité. Essayer de faire découvrir aux jeunes leurs talents et leurs intérêts ». 

Chaque samedi

Lors des ateliers, des professionnels bénévoles expliquent les différentes facettes de leur métier et aussi initient les enfants à des travaux pratiques afin qu’ils puissent développer des savoir-faire. Chaque samedi, les élèves se plongent dans l’univers d’un nouveau métier s’inscrivant dans une thématique générale comme la médecine, le droit, le journalisme, les arts visuels et l’entrepreneuriat.

« Le but est de faire rencontrer deux mondes qui ne se rencontrent pas de façon évidente dans notre société. D’un côté, les adultes qui ont une réalité et un horaire professionnel et, de l'autre côté, les enfants de 10 à 14 ans qui ont une soif d’apprendre. On veut être une expérience enrichissante aussi bien pour les adultes que pour les enfants. On veut être une école de société », nous explique Sofie Foets.

Lutter contre le décrochage scolaire

Grâce à cette méthode originale, l’Atelier de l’Avenir espère ainsi lutter contre le décrochage scolaire et le chômage à Bruxelles. En effet, près des deux tiers de jeunes demandeurs d’emploi n’ont pas décroché un diplôme de l’enseignement secondaire alors que les postes vacants sont soit destinés à des hauts diplômés, soit à des personnes possédant des compétences transversales comme le multilinguisme.

Les membres de l’association pointent également le manque de perspectives d’avenir, de motivation et de confiance en soi parmi les causes principales du décrochage scolaire. Dès lors, ces activités extrascolaires tendent à faire découvrir de manière ludique une vaste palette de professions comme le souligne l’initiatrice du projet : « Lorsque j'ai rencontré les enfants au mois de novembre, je leur ai demandé ce qu'ils voulaient faire plus tard. Très souvent, ils répondaient : "je ne sais pas encore" ou alors "policier", "médecin", "avocat", "joueur de foot professionnel". Il s'agit surtout de métiers fort connus et bien perçus par la société.  Ce que nous voulons, c'est leur faire découvrir d’autres métiers que ceux  qu'ils connaissent et aussi leur permettre de se rendre compte de la réalité qui se cache derrière chacun d’entre eux ».

Nouveaux partenaires financiers

Une première antenne a ouvert à Saint-Josse-ten-Noode au mois de janvier et est composée de deux groupes d’enfants (néerlandophone et francophone). L’association cherche des nouveaux partenaires financiers et espère pouvoir élargir le groupe d’élèves.

www.toekomstatelierdelavenir.com 

Texte: Aurélie Ghalim

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