Une campagne de recrutement dynamique et pro-active

Isabelle Deketele - GHdC

Isabelle Deketele - Infirmière en chef dans le service d’orthopédie-traumatologie au Grand Hôpital de Charleroi – et une partie de son équipe.

Remis sous les feux de la rampe lors de la crise sanitaire, le métier de soignant(e) a pourtant perdu de son attrait, ce qui impose d’être créatif quand on cherche à recruter…

Isabelle Deketele est infirmière en chef au Grand Hôpital de Charleroi. Elle travaille au service d’orthopédie-traumatologie, un service qui compte 31 lits. « Il va bientôt y avoir 16 ans que j’y travaille », explique-t-elle. « C’est clairement un boulot assez lourd. Alors qu’un patient pouvait parfois rester 3 semaines après une opération, les évolutions sur le plan médical permettent aujourd’hui qu’il ne reste plus que 3 ou 4 jours. Donc, tous les jours, certains partent et d’autres arrivent, ce qui implique de préparer les chambres plus souvent … ».

Isabelle Deketele - GHdC

Photo d’Isabelle Deketele pour la campagne de recrutement du Grand Hôpital de Charleroi

Si dans son unité, le recrutement n’est pas encore (trop) problématique, ça risque de le devenir prochainement. « Je travaille avec des collègues qui ont 56-57 ans et qu’il faudra remplacer dans quelques années. Or, on sait que recruter est compliqué. Le métier n’attire plus vraiment et l’allongement de la durée des études a accentué la pénurie. Alors, il faut innover », ajoute-t-elle, faisant référence à une grande campagne menée par son employeur. « Ils ont fait un appel au personnel pour être au cœur de cette campagne et 11 personnes ont été sélectionnées pour représenter la diversité des métiers de l’hôpital (infirmiers, médecins, administratif, support…). On a fait un shooting-photos et ces personnes se retrouvent dans une campagne de recrutement qui a été notamment déclinée à l’entrée des bâtiments ou sur des véhicules de l’institution. C’est une campagne colorée, optimiste et qui, quelque part, respire tout le dynamisme du Grand Hôpital de Charleroi ». Pour elle, un(e) bon(ne) infirmier(e) doit avoir certaines qualités. « De l’empathie, de l’assertivité mais aussi un esprit d’équipe, de la pro-activité ainsi qu’une bonne résistance au stress et à la fatigue. Pour un(e) infirmier(e) en chef, on parle de leadership mais aussi d’une bonne capacité de gestion, d’organisation et de planification pour ne pas imposer une charge trop importante pour l’équipe et assurer le bien-être des collègues. L’idée, c’est que tout roule dans la bonne humeur et dans une bonne ambiance de travail ».

Isabelle Deketele - GHdC

Isabelle Deketele durant le shooting photo des membres du personnel qui ont participé à la campagne de recrutement du Grand Hôpital de Charleroi

Un grand projet pour 2024

Pour être attractif, le Grand Hôpital de Charleroi veille également à rester à la pointe de la modernité. L’établissement est d’ailleurs en train de se renouveler avec un grand projet de regrouper, d’ici 2 ans, 5 sites hospitaliers en un seul, sur le site des Viviers. « Pour un(e) jeune qui démarre, je trouve ça génial de travailler dans un environnement nouveau et innovant ». Pour Isabelle Deketele, ce qui peut attirer les nouvelles recrues soucieuses de travailler dans un environnement positif et respectueux, ce sont les valeurs qui transcendent le travail des équipes soignantes :  « des valeurs d’humanisme, de solidarité et d’empathie. Je pense que c’est aussi à nous de motiver les jeunes stagiaires. Dès que nous avons un(e) bon(ne) stagiaire de dernière année, on en parle à la Cellule Ressources Humaines du Département pour qu’elle soit attentive à ce profil. De notre côté, nous accordons une grande importance à la prise en charge des stagiaires : nous veillons à ce qu’ils/elles soient bien encadré(e)s et entouré(e)s, dans le but de les rendre indépendant(e)s ».

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