Une employée canadienne licenciée car elle n’exécutait pas ses tâches à domicile !

Date de publication: 27 janv. 2023

Exécutez-vous toujours bien vos tâches en télétravail ? Attention à ne pas vous faire prendre si vous faites autre chose !

télétravail

Karlee Besse travaillait pour un cabinet comptable de la province canadienne de la Colombie-Britannique, mais elle a été licenciée l'année dernière. La femme a intenté un procès, réclamant des dommages et intérêts de 5.000 dollars canadiens (environ 3 500 euros).

Dans ce procès, la société contre laquelle la femme a porté plainte a déclaré que cette travailleuse n’aurait pas consacré "50 heures de travail à domicile (…) à des tâches liées au travail".

La société avait installé le ‘logiciel de suivi’ TimeCampon sur l'ordinateur de Mme Besse après avoir constaté que son travail était souvent plus lent et plus coûteux que d'habitude. La société exploite cet outil pour garder une forme de contrôle sur ses employés. Le logiciel enregistre la durée d'ouverture d'un document particulier et la façon dont l'employé utilise ce document.

Selon l'entreprise, le programme fait aussi automatiquement la distinction entre l'activité professionnelle et l'utilisation de l'ordinateur à des fins privées, comme le streaming de films ou de programmes télévisés. Après plusieurs semaines une analyse démontre que "des irrégularités ont été constatées entre ses heures déclarées et le temps effectivement travaillé selon le logiciel."

La travailleuse s’est défendu en répondant qu’elle travaillait beaucoup sur des supports imprimés, or, le logiciel permettait aussi de détecter les différents documents qui étaient imprimés. Un juge a donc rejeté la demande de dommages-intérêts de Mme Besse et lui a ordonné de rembourser à l'entreprise 2.459,89 dollars canadiens (environ 1.700 euros) à titre de salaire pour les heures non travaillées.

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