Une industrie qui a la frite !

Publié : vendredi 3 août 2018 Par

Lutosa

L’industrie alimentaire wallonne sort d’une excellente année 2017, avec des investissements, des exportations et un nombre de travailleurs occupés en hausse, a annoncé Fevia Wallonie, ce lundi à l’occasion de la Foire agricole de Libramont. Mais de nombreuses entreprises peinent à trouver des travailleurs qualifiés.

Cette belle tenue pourrait néanmoins être affectée par la pénurie de main-d’œuvre et la hausse des prix

22.000 emplois en Wallonie

Le chiffre d’affaires de l’industrie alimentaire wallonne s’est élevé à 8,7 milliards d’euros (+4% l’an dernier, pour des investissements records de 458 millions d’euros (+20% et des exportations de 3,6 milliards d’euros (+3,7%). Le secteur employait l’an dernier plus de 22.000 personnes au sud du pays (+4,4%. «Le secteur va bien. Quasi tous les indicateurs sont au vert», résume le président de Fevia Wallonie (la branche wallonne de la fédération de l'industrie alimentaire belge), Guy Paternoster.

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Quasi un poste vacant sur deux dans les métiers liés à la viande

Une ombre toutefois à ce tableau: le potentiel de croissance de l’industrie agro-alimentaire est menacé par une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. D’autant plus que la pyramide des âges y est défavorable avec désormais 29% des travailleurs âgés de plus de 50 ans. Les métiers liés à la viande (abatteur, découpeur-désosseur) connaissent la pénurie la plus aiguë: 46,7% des offres d’emploi n’ont toujours pas trouvé preneur après six mois. Les profils de boulangers/pâtissiers, opérateurs/conducteurs et mécaniciens/électriciens sont particulièrement recherchés aussi.

Les taxes freinent la compétitivité de nos produits et donc la consommation intérieure

Mais Fevia Wallonie a également d’autres sources d’inquiétudes:le Brexit, le handicap salarial, le coût de l’électricité, la fiscalité et les autres cotisations de tous ordres pesant sur l’alimentation et les boissons. «L’accumulation de toutes ces taxes fait que les prix des produits alimentaires belges sont plus élevés que dans les pays voisins», regrette Guy Paternoster.

Une croissance qui repose donc sur les exportations

Résultat des courses: de nombreux Belges passent la frontière pour leurs achats, comme ceux des boissons, en hausse de 50% depuis 2008. Et la consommation intérieure est en baisse en 2017 pour la deuxième année consécutive, la croissance du secteur reposant dès lors uniquement sur les exportations.

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