Une PME sur trois veut recruter

Les PME ont retrouvé la foi dans l’économie et l’optimisme en matière d’embauche. Le creux passager du premier trimestre appartient au passé. Près d’une PME sur trois (31,2%) envisage de recruter au cours du prochain trimestre. Il faut remonter à juin 2011 pour observer un pourcentage aussi élevé.

Voilà les principaux enseignements de l’enquête menée par SD Worx, le prestataire de services RH. Cette augmentation résulte surtout du fait que nos petites et moyennes entreprises (PME) anticipent un accroissement de leur volume de travail et ont l’intention de recruter de nouveaux collaborateurs. Mieux, ce sont surtout les «jeunes» PME, qui existent depuis moins de cinq ans, qui alimentent l’embauche.

Un emploi dans une PME ? Plus de 25 jobs à pourvoir.

«C’est clair, un vent d’optimisme souffle sur nos PME, commente Marie-Caroline Mathelot, directeur business development pour la Wallonie chez SD Worx. On observe des signaux positifs pour l’emploi tant à court qu’à long terme, tandis que l’optimisme est aussi revenu pour les carnets de commandes. La tendance négative du dernier trimestre semble n’être qu’un accident de parcours, car on retrouve la croissance constante qui se manifeste depuis de nombreux trimestres. Grâce à cette progression, les perspectives d’emploi ont retrouvé leur niveau de juin 2011.»

L’enquête sur l’emploi s’intéresse à deux questions principales. Premièrement, la PME envisage-t-elle d’embaucher au cours du prochain trimestre? Deuxièmement, la PME anticipe-t-elle une augmentation, un statu quo ou une diminution de ses effectifs à un horizon de 12 mois? Au cours des trimestres précédents, la réponse à la première question a stagné aux alentours de 25%, mais elle bondit cette fois à 31,2%. Il faut remonter à juin 2011, et son pourcentage de 32,2%, pour retrouver un optimisme supérieur.

La réponse à la deuxième question de l’enquête évolue aussi de manière très positive. Quelque 29,5% des PME anticipent une augmentation de leur effectif à un horizon de douze mois. Ce chiffre était légèrement supérieur en septembre 2014 (à l’époque de l’entrée en fonction du gouvernement Michel) mais il faut ensuite remonter à décembre 2010 pour trouver un pourcentage supérieur. En outre, le nombre de «pessimistes» est très faible: 8,6% seulement de nos PME anticipent une contraction de leur effectif dans les douze mois. Pour trouver un chiffre comparable, il faut remonter ici aussi à juin 2011.

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Comment expliquer ce vent d’optimisme?

«Il y a plus de travail, c’est certain. Depuis la première enquête auprès des PME quant à leurs attentes en termes de volume de travail, le pourcentage d’entreprises qui anticipent une augmentation n’a jamais été aussi élevé, ni le pourcentage de diminutions aussi faible», dit-on chez SD Worx. «Les perspectives économiques favorables se traduisent donc par un optimisme quant à l’emploi.»

Déjà le trimestre dernier, on avait observé une augmentation substantielle de l’optimisme parmi les plus petites PME. Cette tendance se confirme. Plus du quart (26,4%) des entreprises de moins de cinq collaborateurs anticipent une augmentation de leur effectif dans les douze mois, soit deux fois plus que l’an dernier. À la mi-2015, ce pourcentage était à peine de 13,1%. «Ce bond en avant s’explique notamment par les mesures «tax shift» du gouvernement, qui encouragent l’embauche de collaborateurs supplémentaires (du 2e au 6etravailleur).»

Pour la première fois, l’étude de SD Worx s’est aussi penchée sur la relation entre l’âge de la PME et le pronostic d’embauche. Plus de la moitié des PME de moins de cinq ans pronostiquent un accroissement de leur effectif dans les douze mois. Ces 52,6% représentent plus du double du chiffre des autres «catégories d’âge». Ce sont aussi ces jeunes entreprises qui s’attendent à avoir davantage de travail dans les prochains mois, avec plus de 50%.

«Ces chiffres marquants confirment une fois de plus que les starters d’aujourd’hui seront les moteurs de croissance de demain, conclut Marie-Caroline Mathelot. Voilà pourquoi il est réconfortant de savoir que de nombreuses entreprises ont vu le jour récemment. Dans les prochaines années, ce sont elles qui pourraient faire la différence.»

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