Virés pour s’être pris en photo dans une chambre mortuaire

Deux croque-morts ont été licenciés pour faute grave en Suisse. Leur crime: ils se sont photographiés nus... sur leur lieu de travail. Une drôle d'histoire qu'a relatée la Tribune de Genève.

Faire des photos de charme n'est pas interdit. Il vaut simplement mieux attendre d'être rentré à  la maison pour tomber la chemise devant l'objectif! Les faits se sont déroulés en octobre 2009. Ce jour-là , deux employés du centre funéraire de Saint-Georges à  Genève prennent des photos “osées” pendant leur pause-déjeuner. Vraisemblablement inspirés par les calendriers 'nus' des pompiers ou des rugbymen, les employés se rendent dans une chambre mortuaire non utilisée et se photographient.

Le cliché ne tombera dans les mains du conseil administratif de la ville de Genève que 8 mois après, en juin 2010. La photo montre un employé nu, cachant son sexe de ses mains, et un autre torse-nu, un verre à  la main. L'un deux est convoqué : par solidarité, huit autres employés du centre funéraire déclarent avoir été présents lors des faits.

Pas de cadavre: affaire classée

La ville de Genève entame donc une procédure contre ces neuf employés. Le procureur finit par classer l'affaire, car rien ne prouve qu'un cadavre se trouvait à  proximité pendant la prise des clichés. Qu'à  cela ne tienne : la ville en licencie tout de même trois, pour avoir "irrémédiablement porté atteinte à  la considération et à  la confiance dont la fonction publique doit être l'objet".

Seulement voilà : les employés sont en arrêt de travail, pour plus d'un an et demi pour certains, et les licenciements sont suspendus. La ville doit attendre. Cette année, l'un deux a fini par échapper au licenciement.

Les deux autres (le photographe et le poseur nu) ont appris leur licenciement la semaine passée. L'avocat du poseur a déclaré qu'il comptait faire appel de cette décision, que son client jugeait "injuste".

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